LA SECONDE GUERRE MONDIALE

MALLETTE  PÉDAGOGIQUE  NUMÉRIQUE

La Résistance

Ou Résistance intérieure

La Résistance, encore appelée Résistance intérieure, désigne les groupes de personnes qui ont lutté contre les nazis en restant sur le sol français pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle prend la forme de réseaux, de mouvements, de maquis ou d'actes individuels.

Qui sont les Résistants ?

Les Résistants sont issus de toutes les couches sociales, de toutes les sensibilités politiques ou religieuses. Pour la plupart, ces hommes et ces femmes ont un métier et une vie de famille.

Qui sont les Résistants ?

La Résistance, naissance et développement

Unification de la Résistance

La Résistance intérieure et la Résistance extérieure, basée à Londres, se rapprochent et s'unissent sous l'action de Jean Moulin. En 1942, Jean Moulin, coordonne les actions des différents groupes de Résistants en France, tandis que le général de Gaulle, basé en Angleterre, fait le lien entre la France Libre et les Alliés.

Unification de la Résistance

Les Résistants calédoniens

Quelques Calédoniens ont été actifs dans la Résistance intérieure.

André Surleau, le plus jeune fils de Frédéric Surleau, entre dans la Résistance alors qu'il est en poste à Saïgon, en Indochine française.

Edmond Caillard, Sylvain Gargon, Jacques Barrau, René-Gabriel Boucher, Jean Mariotti et Charles Laubreaux, entrent tous dans la Résistance alors qu'ils sont déjà sur le territoire métropolitain à la déclaration de la guerre.

Sylvain Gargon et Jacques Barrau sont arrêtés par les nazis et déportés en camps de concentration.

Les Résistants calédoniens

Un réseau de Résistance

Une organisation de Résistance

Certains Français refusent l'Occupation allemande mais ne peuvent pas rejoindre la France Libre à Londres. Ils décident alors de continuer la lutte contre les nazis en restant en France et se réunissent dans la Résistance intérieure. Peu à peu, les Résistants s'organisent en mouvements, en réseaux et en maquis.

Mission principale d'un réseau : le renseignement

L’une des missions des réseaux de Résistance est le renseignement.

En 1944, le Calédonien Edmond Caillard est médecin et Résistant dans l'Oise. Il appartient au réseau Shelburn. Il fournit des renseignements aux troupes anglaises, et participe ainsi à la Libération de la région.

Edmond Caillard renseigne

les troupes de Libération

Sabotages, évasions et rapatriements

Les réseaux  sabotent également des routes, des voies de chemin de fer et des usines qui fabriquent les armes pour les nazis.

 

Ils organisent l'évasion de prisonniers de guerre et de pilotes alliés dont les avions ont été abattus. C'est le cas d'Edmond Caillard, alors installé en zone occupée, à Saint Just en Chaussée, où il exerce en tant que médecin. En 1944, cette région est le théâtre de combats aériens au cours desquels de nombreux pilotes Alliés, dont les appareils sont touchés, sautent en parachute de leur avion. Avec la complicité de sa femme, Edmond Caillard soigne, cache et rapatrie vers l'Angleterre 87 aviateurs, des Américains pour la plupart.

Edmond Caillard, médecin Résistant au sein du réseau Shelburn

édition de journaux clandestins

Les réseaux éditent également des journaux qui visent à promouvoir la Résistance auprès de la population.

Ces journaux sont distribués clandestinement par les membres des réseaux. C'est le cas du Résistant calédonien Sylvain Gargon qui intègre le réseau Combat en 1941 et en distribue le journal clandestin.

journaux clandestins

de la Résistance

Les activités de Résistant de Sylvain Gargon

Sylvain Gargon Résistant au sein du réseau Combat

Le régime de Vichy

Le régime de Vichy, encore appelé gouvernement de Vichy, État français ou simplement Vichy, désigne le gouvernement de la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Son siège est établi en zone libre, à Vichy, le 10 juillet 1940. Pétain dirige ce gouvernement qui collabore avec les nazis. Le Régime de Vichy est déclaré illégitime, nul et non avenu à la Libération en août 1944.

la France

sous le régime de Vichy

Le régime de Vichy analysé

Le ralliement à la France Libre

On parle de ralliement à la France Libre pour désigner l'action de rejoindre la Résistance et la France Libre pendant la Seconde Guerre mondiale.

Quand le général de Gaulle lance à la radio anglaise son appel à la Résistance le 18 juin 1940, il invite les Français, et notamment ceux des colonies, à le rejoindre pour continuer à se battre contre les nazis.

Le ralliement des colonies françaises

Plusieurs colonies africaines, océaniennes et asiatiques rallient la France Libre entre juillet et septembre 1940 : les Nouvelles-Hébrides, le Tchad, le Cameroun, le Congo, les comptoirs indiens et les Établissements Français d'Océanie.

Le ralliement des colonies françaises

Le ralliement de la Nouvelle-Calédonie

En Nouvelle-Calédonie, Gaullistes et Vichystes s’opposent pendant plusieurs semaines. Finalement, le 19 septembre 1940, 3 000 Calédoniens, broussards et Nouméens, accueillent Henri Sautot, représentant de la France Libre envoyé par le général de Gaulle, qui débarque à Nouméa. La Nouvelle-Calédonie vient de rallier officiellement la France Libre.

Le ralliement de la Nouvelle-Calédonie

analyse du ralliement

de la Nouvelle-Calédonie

La Résistance extérieure

Plus connue sous le nom de France Libre

La Résistance extérieure désigne la Résistance qui est mise en place à l'extérieur de l'hexagone par le général de Gaulle.

Cette Résistance est plus connue sous le nom de France Libre.

Qui regroupe-t-elle?

Elle regroupe les Français qui parviennent à se rendre en Angleterre pour rejoindre le général de Gaulle ainsi que les habitants des colonies françaises d'Afrique, du Pacifique et les comptoirs français de l’Inde qui se rallient à la France Libre entre juillet et septembre 1940. C'est le cas des Néo-Calédoniens qui rallient la France Libre le 19 septembre 1940.

La Résistance extérieure,

naissance et développement